L’infidélité serait-elle plus fréquente aujourd’hui ? La réponse de Brigitte Lahaie

Les dernières enquêtes sur l’infidélité montrent qu’il y a environ 50% des hommes et 37% des femmes qui avouent avoir déjà eu des rapports sexuels avec une autre personne que leur partenaire. Dans les années 70, ils n’étaient que 30% parmi les hommes et 10% parmi les femmes…

Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions
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Je crois que ces chiffres correspondent assez bien à la réalité. La mixité de notre société favorise les rencontres sexuelles. Par exemple, quand une femme prend un amant, dans presque 80% des cas, il s’agit de l’un de ses collègues de travail. De plus, internet favorise la rencontre. Même si bien souvent l’internaute converse virtuellement sans forcément au départ rechercher un partenaire sexuel. Mais quand les affinités se mettent en place, l’envie de se voir en vrai ne se fait guère attendre, surtout si la distance reste raisonnable. Et quand un homme et une femme se voient, qu’ils ont des points communs et une attraction physique, la sexualité prend vite le pas sur ce qui ne devait être au départ qu’une amitié.

L’infidélité, première cause de rupture

L’infidélité est donc en nette augmentation et ce qui est dommage, c’est qu’elle reste la première cause de rupture d’une relation.

Pas question pour moi de me poser en moraliste. Mais je crois qu’il serait temps de prendre conscience de ce phénomène et de cesser de se jurer fidélité lorsqu’on décide de se mettre en couple.

Peut-être faudrait-il plutôt mettre en avant des valeurs telles que le respect et la loyauté. Des valeurs moins contraignantes qui feront évoluer les mentalités. Même si bien sûr, je ne nie pas la souffrance que provoque l’adultère.

Et parallèlement, pour éviter bien des mal-être, je pense qu’il faudrait s’occuper plus de la sexualité du couple ! Car au fond, quand un couple maintient une sexualité riche, que chaque partenaire se sent bien dans sa relation mais peut aussi exister par lui-même, l’envie de tester sa séduction, de vibrer ailleurs sont nettement moins fréquentes.

Vaste programme non ?

Brigitte Lahaie