Le point G existe-t-il vraiment ? La réponse de Brigitte Lahaie

Un bouton magique se serait caché sur la paroi vaginale rien que pour le plaisir féminin… Nous entendons tellement de femmes et d’hommes à sa recherche que certain.es se demandent s’il existe vraiment. Alors, mythe ou réalité ? 

Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions
Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions

Ce fameux point G existe et il a été découvert par Ernst Gräfenberg, gynécologue. C’est pourquoi on le désigne par le lettre G. ! En fait, il ne s’agit pas d’un point mais plutôt d’une zone circulaire de la taille d’une pièce de deux euros.

Trop souvent, le point G est considéré comme un starter sur lequel il suffirait d’appuyer pour provoquer des orgasmes plus intenses aux femmes. La réalité est bien différente. Cette zone est certes très sensible, mais elle l’est toujours moins que le clitoris. Elle se situe à l’entrée du vagin - à environ cinq à dix centimètres - sur la face antérieure.

Mais attention toutes les femmes n’auront pas a même sensibilité. Si pour certaines cela peut déclencher des torrents de jouissance - c’est le cas notamment des femmes fontaines - pour d’autres, même après des heures de stimulation, il ne se passera rien.

Si les découvertes en ce qui concerne la sexualité masculine ont bien avancé, il reste encore beaucoup à dire sur la sexualité féminine. Néanmoins, nier l’existence du point G est stupide car de nombreuses femmes attestent d’un plaisir plus intense à cet endroit précis.

Point G, comment faire pour le trouver

En fait c’est l’envers du clitoris, plus précisément le point G est la racine profonde du clitoris. N’hésitez donc pas à le stimuler manuellement mais aussi lors de pénétration moins profondes. De quoi ravir les petites verges !

Je ne peux que fortement conseiller aux femmes de s’amuser à le trouver elles-mêmes.

Pour cela il faut s’accroupir et introduire un doigt bien lubrifié dans le vagin à l’endroit indiqué précédemment. Avec un peu d’expérience elles sentiront un léger renflement qui peut même gonfler lors d’une stimulation efficace. La muqueuse y est également légèrement différente.

Attention la sensation peut devenir désagréable, un peu comme une envie d’uriner mais c’est parce que cette partie de l’anatomie féminine est proche des voies urinaires.

Faites de sa recherche un jeu !

Plutôt que de laisser place à la frustration - meilleur moyen pour ne jamais lâcher prise et atteindre l’orgasme - je vous conseille de considérer que le chemin fait aussi partie du voyage. Le partenaire peut également s’amuser à le rechercher. Lors d’un cunnilingus par exemple, osez introduire un doigt. Et voyez si cette zone gonfle et ce que cela vous provoque.

Lors de la pénétration, pour stimuler le point G, il vaut mieux pratiquer des positions où la femme se trouve au-dessus de son amant. Et même si toutes les femmes n’ont pas les mêmes réactions, la recherche du point G est l’occasion de jeux érotiques et de complicité amoureuse…

Brigitte Lahaie