Comment venir à bout des petites douleurs ? La réponse de Brigitte Lahaie

La douleur est inhérente à la vie, un jour ou l’autre, notre corps nous fera souffrir mais lorsque la douleur concerne nos organes sexuels, elle devient un véritable handicap à notre libido. Comment la gérer au mieux ? 

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Tout d’abord, il n’y a pas d’un côté le corps et de l’autre notre tête. Une douleur est toujours un signal d’alarme à prendre en compte. 

Ensuite, inutile de s’alarmer, bien souvent, en se détendant les petits maux disparaissent. Soufflez, au sens large du terme, un peu de stress ou d’angoisse peuvent provoquer un malaise. La respiration abdominale est très efficace pour détendre ses muscles et débrancher un peu… 

Mettre des mots sur les maux

Puis analysez la situation : sachant donc que psychisme et physique sont liés, tout particulièrement sur le plan sexuel. Ensuite, repérez le moment propice où survient la douleur. La plainte sera prise en compte par votre tête et le corps ne sera plus le relais. La verbaliser, en quelque sorte, permettra également de l’atténuer. Les psys répètent inlassablement de mettre des mots sur nos maux. 

Surtout parlez-en à votre partenaire afin de faire l’amour différemment. Et puis, en vous confiant, la souffrance vous reviendra en plus faible dose puisque vous aurez su la partager. 

La source des maux

Ces conseils sont valables lorsque la douleur est faible mais bien sûr, il est utile de consulter un médecin car certaines douleurs sont parfois dues à des infections sexuelles ou à des mycoses. Les suites d’un accouchement peuvent aussi laisser quelques séquelles surtout lorsqu’il y a eu une épisiotomie. Pensez aussi à des douleurs suite à un traumatisme ou même plus simplement à des ébats un peu brutaux qui peuvent avoir légèrement déchiré la fourchette, cette partie postérieure qui se trouve à l’entrée du vagin et qui est souvent mise à forte contribution lors d’un coït endiablé. Certains utérus rétro versés peuvent aussi provoquer des douleurs.

Une fois le bilan anatomique et médical effectué, s’il n’y a aucune cause organique, il faut bien accepter la cause psychologique. Parfois, une séance chez un ostéopathe ou un kinésithérapeute peut libérer le corps. 

Sinon, il faut remonter à la source, depuis quand les douleurs se sont-elles installées ? Que s’est-il passé sur le plan affectif ? La plupart du temps, il faut remettre en cause sa sexualité. Faire l’amour autrement, car le corps lui ne ment jamais.

Brigitte Lahaie