Comment affronter cette deuxième vague ? La réponse de Brigitte Lahaie

Pourquoi faudrait-il d’ailleurs l’affronter ?

Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions
Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions

Je vais me référer à ma passion pour l’astrologie. Lorsqu’il nous arrive une épreuve : soit on en comprend le sens et nous évoluons dans la bonne direction soit on l’ignore. Avancer dans la bonne direction, c’est aller vers ce que nous demande notre thème astral, ou si vous préférez, c’est réaliser ce que nous demande notre destin. Mais bien souvent, l’humain fait la sourde oreille et arrive ce qu’on pourrait appeler la deuxième vague, alors plus violente. Généralement on parvient alors à comprendre qu’il est indispensable de changer sinon, il faudra payer le prix fort.

Si cela est juste sur le plan individuel, c’est tout autant vrai sur le plan collectif. Or, les humains semblent ne pas avoir vraiment intégrer le message de l’infiniment petit que nous a envoyé la première vague...

Ce qu’aurait dû nous apprendre la première vague

Sur le plan personnel : certains ont compris durant la première vague, qu’il fallait privilégier la nature, la culture et ce qui était essentiel pour chacun. Mais bon nombre d’entre eux sont vite retournés à leurs habitudes d’avant la COVID.

Aujourd’hui, il semble bien que la peur ait envahie le monde. L’individu comme nos dirigeants. La peur de mal faire, la peur d’être critiqué, la peur de mourir, la peur de perdre un être cher, la peur de n’avoir plus de quoi vivre, bref la peur de l’avenir… Certes, je n’ai aucun mérite de ne pas avoir peur. J'en suis consciente. Je ne suis pas en danger professionnel, je vis en pleine nature, j’ai confiance en mon système immunitaire et il y a bien fort longtemps que j’ai appris à vivre l’instant présent.

Peur et liberté ne font pas bon ménage

Mon absence de peur me permet de rester un être libre. Peut-être même que je me sens encore plus libre dans cette société dirigée par la peur.

La peur de l’autre est peut-être la première atteinte à notre liberté individuelle.

Alors, voilà mon conseil : choisissez la liberté de vivre, de bouger, de travailler, d’agir au lieu d’avoir peur et de croire que seul ce confinement nous apportera la sécurité. Mais pour cela, il faut bien sûr que chacun prenne ses responsabilités. En portant le masque quand il y a du monde autour de vous, en se lavant les mains le plus régulièrement possible, en évitant d’embrasser tout le monde et surtout nos proches qui font partie de la population à risque. C’est-à-dire les gens de plus de 75 ans et ceux qui ont des pathologies dues en partie à notre société de consommation (obésité, stress extrême et peurs qui enflamment le système immunitaire).

Alors peut-être tirerons-nous les leçons positives de cet infiniment petit qui nous fait prendre conscience que la toute-puissance de l’humain est une utopie…

Brigitte Lahaie