<![CDATA[Sud Radio]]> https://www.sudradio.fr fr-FR Sud Radio 20 <![CDATA[Jean-Jacques Charbonnier : "La garde à vue a eu lieu le jour de la sortie de mon livre"]]> Ce livre, je l’ai écrit pour dénoncer le fait que les fantassins du cartel du Big Pharma étaient dans tous les pouvoirs, que ce soit le pouvoir médical, politique, médiatique même. Même le pouvoir juridique a atteint un niveau de corruption… et j’en suis la preuve", a déclaré Jean-Jacques Charbonnier.  

Jean-Jacques Charbonnier : "C'est quand même dommage de vivre un arrêt cardiaque pour en arriver à un tel apaisement devant la mort"

Jean-Jacques Charbonnier réalise depuis 2014 des ateliers d’hypnose collective selon sa méthode, qu’il appelle "TransCommunication Hypnotique" (TCH). "J’ai vu des gens en état de mort provisoire, et ils en sont sortis débarrassés de l’angoisse de la mort et de la souffrance du deuil. Je suis devenu un peu le spécialiste français de ces expériences. Et je me suis dit que c’est quand même dommage de vivre un arrêt cardiaque pour en arriver à un tel apaisement devant la mort. Si on arrivait à suggérer cette expérience par l’hypnose, on n’arriverait pas aux mêmes avantages ?"

"Mon expert-comptable a fait passer mes activités non-médicales en tant qu’activités médicales"

"Sur le premier millier de TCHistes étudiés de façon statistique, cette intuition était bonne puisque 669 personnes sur 1.000, donc 67%, ont coché la case 'oui, je pense avoir eu une amélioration par rapport à l’angoisse de la mort et du deuil'. Aujourd’hui, ce sont 30.000 personnes qui ont fait ces séances. Mais à partir du moment où ces séances ont eu un certain succès, j’ai commencé à avoir des ennuis avec le Conseil de l’ordre. Cela a commencé gentiment, mais au bout d’un certain temps, le Conseil de l’ordre a demandé une expertise psychiatrique. Il apparaît que je n’ai pas de problèmes psychiatriques et peux continuer à exercer la médecine. L’étape suivante a été un contrôle fiscal. Il est vrai que mon expert-comptable, qui était nul, a fait passer mes activités non-médicales en tant qu’activités médicales. L’expert-comptable, j’en ai changé depuis. Il n’empêche que tout a été organisé et orchestré. Car le lendemain même de la garde à vue, il est paru dans La Dépêche du Midi un article qui me flinguait, avec ma photo en disant : 'fraude fiscale, blanchiment d’argent'. Et je ne sais pas si c’est une coïncidence ou pas : la garde à vue a eu lieu le jour de la sortie de mon livre sur le TCH", a raconté Jean-Jacques Charbonnier.   À lire aussi : Cliquez ici pour écouter l’invité d'André Bercoff dans son intégralité en podcast. Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h30 dans "Bercoff dans tous ses états" Sud Radio.]]>
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<![CDATA[Philippe Bailly : "80% des visionnages de SVOD sont sur le téléviseur"]]> Philippe Bailly : "Les offres s’accumulent mais ne s’éliminent pas les unes les autres" Le replay a-t-il tué la télévision traditionnelle ? Non, répond Philippe Bailly. "Les trois quarts du temps les Français regardent la télé linéaire. Au cours de l’histoire, il n’y a pas une nouvelle forme qui a tué les précédentes. C’est un vieux fantasme : la télé devait tuer le cinéma, et ce n’est pas vrai. Les offres s’accumulent mais ne s’éliminent pas les unes les autres. En revanche, elles se battent pour le temps que vous pouvez passer devant les écrans. Et c’est là que va être l’enjeu des prochaines années.   On a de plus en plus d’écrans à portée de main (smartphone, tablette, télé, ordinateur). Les écrans mobiles ont créé de nouveaux endroits pour regarder, dans le métro par exemple. Toutes ces nouvelles formes du numérique viennent et envahissent petit à petit le téléviseur. 80% des visionnages de SVOD sont sur le téléviseur, et plus du tiers du temps passé sur YouTube l’est sur une télé", a expliqué Philippe Bailly.

Salto : "On va interrompre ce service à un moment où il était en forte montée"

Quel rapport entretiennent les Français avec les plateformes ? "Fin 2022, 56% des Français avaient un abonnement à au moins une plateforme. Et plus, lorsqu’on les interroge sur leur envie de résilier dans les trois mois à venir, on voit que la fidélisation est bonne. En revanche, en France, on risque de voir la disparition de Salto. Ce sera dommage car on va interrompre ce service à un moment où il était en forte montée. Et puis aux États-Unis, il y a pas mal de financiers qui anticipent qu’entre Disney, Universal, Paramount et Warner, il va encore y avoir des regroupements. Et donc ce ne sera pas le consommateur qui décidera de ne s’abonner qu’à un service, mais peut-être qu’il y sera contraint suite à un regroupement."   Quelles chances a Xavier Niel pour s’approprier telle ou telle fréquence de la TNT ? "Xavier Niel a dit : 'En 2023, 2024 et 2025, il y aura des appels à candidatures sur les fréquences de la TNT : W9, TMC, C8, etc. Celles-là ne m’intéressent que si j’ai déjà eu la plus grosse, la fréquence de M6'. Tout cela se déroule dans un horizon incroyablement court puisque la fin d’autorisation de M6 est au tout début de mai 2023. Et on est déjà fin janvier. Donc, dans quatre mois, les choses seront non seulement pliées, mais s’il y a un changement de propriétaire, il faut que le nouveau ait été capable de monter une chaîne, d’embaucher des équipes, d’être à l’antenne et d’assurer la continuité de l’antenne", a répondu Philippe Bailly. À lire aussi : ]]>
https://www.sudradio.fr/medias/philippe-bailly-frequences-m6-xavier-niel-plateformes-svod https://www.sudradio.fr/medias/philippe-bailly-frequences-m6-xavier-niel-plateformes-svod Thu, 26 Jan 2023 12:44:55 +0100
<![CDATA[Parlons Vrai chez Bourdin : le blocage général "ne se fera que s’il y a un passage en force"]]> "Parlons Vrai chez Bourdin" : "On aurait souhaité effectivement que cette deuxième journée interprofessionnelle se fasse plus tôt" Jeudi 26 janvier 2023, la grève contre la réforme des retraites se poursuit. Lionel Arbiol, délégué CGT de la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer, confirme être en grève, "comme le 19 janvier dernier. Et comme nous le serons également le 31 janvier prochain". "24 heures de grève pour lutter contre cette réforme dont on souhaite le rejet."   La grève dans le secteur pétrolier du jeudi 26 janvier 2023 s’inscrit dans la volonté d’avoir "des grèves de secteur entre deux journées interprofessionnelles". C’est donc le secteur de l’industrie chimique, celui des ports et docks et celui des mines et énergies qui sont mobilisés. Objectif : "faire en sorte que tout le secteur se mobilise", souligne Lionel Arbiol. Certains responsables syndicaux regrettent cette mobilisation par intermittence. Ils espéraient un durcissement du mouvement. Ce que confirme Lionel Arbiol : "on aurait souhaité effectivement que cette deuxième journée interprofessionnelle se fasse plus tôt". Il juge que "c’est dans la convergence des luttes qu’on arrivera à faire plier le gouvernement".  

Grève contre la réforme des retraites : "Si le gouvernement était amené à ne pas reculer sur son projet, on verrait la multiplication de ces journées d’action"

Puisque l’intersyndicale a donné comme date le 31 janvier 2023, "il y a des grèves de secteurs" en attendant. "Si le gouvernement était amené à ne pas reculer sur son projet, on verrait la multiplication de ces journées d’action." Lionel Arbiol n’exclut pas la possibilité d’un blocage général. Mais pour lui, "ça ne se fera que s’il y a un passage en force, je pense, de la part du gouvernement". Le délégué syndical cible clairement la volonté d’utiliser l’article 47.1 de la Constitution.   Du côté du secteur pétrolier, en tout cas, "le même mouvement qu’en octobre dernier" est possible. Or, les conséquences seraient les mêmes, à savoir de grosses pénuries dans les stations-services de toute la France. "Ce sera soumis au vote des travailleurs. Et s’ils sont favorables, on ira." La mobilisation à Fos-Sur-Mer, jeudi 26 janvier 2023, n’est pas exceptionnelle, mais elle est efficace. "Il n’y a rien qui sort, effectivement, depuis 5 heures du matin", confirme Lionel Arbiol. "Et jusqu’à demain 5 heures du matin."   Prenez la parole en appelant le 0 826 300 300 Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité de  “Parlons Vrai chez Bourdin”]]>
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<![CDATA[Pourquoi l'Ukraine a-t-elle tant besoin de chars ?]]> Compenser les chars ukrainiens détruits "D’abord, depuis que ce conflit a démarré, les Ukrainiens ont perdu beaucoup de chars. Il faut donc compenser les pertes, décrypte Marc Chassillan, auteur de L’encyclopédie des chars de combat modernes, aux éditions Histoire et collection. Quel que soit le modèle, il leur faut des chars supplémentaires. Ceux qui ne sont pas détruits sont très abimés. Des centaines de chars en service accusent les outrages du temps." "Ils ont besoin de renouveler cette flotte de chars avec des modèles beaucoup plus performants. Des chars de 2e génération, conçus dans les années 1980, dont la conception est basée sur le fait qu’ils doivent emporter la décision sur les chars soviétiques que l’on voit aujourd’hui en action dans les plaines d’Ukraine."  

Ukraine : une vraie logistique à mettre en place

Les chars russes sont-ils moins performants ? "Pour la plupart ce sont des T64 ou T72 conçus dans les années 1970, et qui sont en effet moins performants que les chars d’aujourd’hui, confirme Marc Chassillan. Mais plus c’est moderne, plus c’est difficile à manier et entretenir." Les Ukrainiens vont-ils avoir besoin d’être formés ? "Tout va dépendre du nombre de chars donnés. Les pays donateurs seraient en mesure de transmettre en Ukraine entre 120 et 140 chars Leopard ; les Américains, une trentaine d’Abrams M1. Il faudra mette en place une vraie logistique pour ces chars." "Notamment pour le char américain M1, dont le mode de propulsion par turbine d’hélicoptère n’est pas ce qui se fait de plus optimisé pour aller sur le terrain. Il faudra des équipes de mécaniciens et un paquet de camions citernes. Car pour faire 250 km, le char M1 consomme 2.000 litres de carburants." C’est donc une vraie logistique qu’il va falloir mettre en place. "Il faudra d’abord former les équipages, ce qui prendra plusieurs semaines. Ensuite, il y aura une vraie formation tactique, puis l’acheminement. Cela ne va pas être forcément simple de faire traverser l’Europe à des chars de 60 tonnes. Il va falloir passer par les voies ferrées, avec des convois un peu sérieux." Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique” Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !]]>
https://www.sudradio.fr/monde/pourquoi-lukraine-a-t-elle-tant-besoin-de-chars https://www.sudradio.fr/monde/pourquoi-lukraine-a-t-elle-tant-besoin-de-chars Thu, 26 Jan 2023 09:42:22 +0100
<![CDATA["Vaincre ou Mourir est avant tout un film épique et tragique"]]> Vaincre ou Mourir, qui vient de sortir en salles, revient sur l’épopée méconnue de Charette, général royaliste durant les guerres de Vendée, dont la devise était "Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais". Quand les uns y découvrent une facette peu traitée de la révolution française, les autres y voient une histoire de France réécrite valorisant l’imaginaire contre-révolutionnaire. Un film polémique, car le premier produit par le parc du Puy du Fou ?

"Raconter de belles histoires inspirées de la grande histoire"

Que répondre aux historiens détracteurs du film ? "Je n'ai rien à répondre aux historiens. C’est au public de répondre en allant voir ce film, qui pose des questions, interroge, explique Guillaume Allaire, producteur exécutif du film. Il traite d’un sujet universel, celui d’un peuple qui se dresse pour garder ses libertés, comme il y en a toujours eu depuis la nuit des temps." "L’intention du Puy du Fou en produisant ce premier film était de continuer à raconter de belles histoires inspirées de la grande histoire. Ce sont effectivement des pages sombres de notre histoire, mais qui doivent aussi être évoquées pour éviter qu’elle se reproduisent. Mais ce n’est pas notre sujet, nous sommes avant tout des artistes. On parle des héros qui ont incarné cet épisode. Les historiens se feront leur idée par la suite."  

Vaincre ou Mourir : "Toucher les cœurs, pas les esprits"

Est-ce qu’il s’agit d’un film idéologique ? "Bien sûr que non, conteste Guillaume Allaire. Il est avant tout épique. Il est tragique, car il raconte avant tout la destinée de Charette. Là encore, notre objectif est de toucher les cœurs, pas les esprits dans un débat idéologique dont certains se sont emparés. C’est juste raconter une histoire qui nous tient à coeur car c’est celle de la Vendée. Les avant-premières ont eu lieu dans des salles archi pleines. Le public était ému, applaudissait et pleurait." Le parc du Puy du Fou aurait-il désormais des ambitions dans le cinéma ? "Oui, c’est une corde que nous souhaitons rajouter à notre arc. Depuis 45 ans, le Puy du Fou touche les spectateurs dans le cadre de grandes scénographies, en France et à l’étranger. Maintenant, pour paraphraser Lagardère, si tu ne viens pas au Puy du Fou, le Puy du Fou viendra à toi." Où est distribué ce film Vaincre ou Mourir ? "Il y a un peu moins de 200 copies partout en France. Il appartient au public d’aller s'émouvoir devant les aventures de Charette dans toutes les salles de France." Retrouvez "C’est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "C'est à la une" ]]>
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<![CDATA[Réforme des retraites : Alexis Corbière juge l'utilisation du 47.1 abusive]]> Grèves contre la réforme des retraites : "Créer les conditions [pour] que soit retiré un texte qui brutalise l’ensemble du monde du travail" Philippe Martinez (CGT) a appelé à continuer la mobilisation, en amont de la prochaine journée de grève contre la réforme des retraites prévue pour le 31 janvier 2023. Un appel qu’Alexis Corbière "relaye", "soutient" et "approuve". "Le droit de manifester, le droit de grève, est la marque des sociétés démocratiques", rappelle-t-il. Il permet, entre deux élections, "en quelque sorte d’un contre pouvoir". Si les grèves conduisent à des blocages, c’est pour une raison simple, juge le député LFI. "On s’aperçoit que ce qui fait tourner la machine économique, qui conduit des bus, etc., [ce sont] des travailleurs." Or, logiquement, "quand ils s’arrêtent de travailler, il y a des choses qui s’arrêtent". Les grèves doivent permettre de "créer les conditions [pour] que soit retiré un texte qui brutalise l’ensemble du monde du travail, et qui va faire travailler deux ans de plus le monde du salariat". "C’est une réforme ni juste, ni justifiée", affirme Alexis Corbière.

Réforme des retraites : "Ceux qui ne permettent pas ce débat parlementaire, c’est le gouvernement"

Le texte, estime le député, ne doit pas être juste amendé. "Je vais être sincère, il faut retirer ce texte." Il comporte 21 articles, dont celui qui crispe toutes les tensions, l’article 7, et qui prévoit le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. "Nous, on va faire un travail parlementaire qui vise effectivement à créer les conditions [pour] que ce texte ne soit pas adopté", explique Alexis Corbière. La France Insoumise est d’ores-et-déjà accusée de vouloir faire de l’obstruction parlementaire. "Non, on va faire de la valorisation parlementaire." Et ce afin de créer "les conditions d’un débat parlementaire". Or, juge Alexis Corbière, "ceux qui ne permettent pas ce débat parlementaire, c’est le gouvernement". Le gouvernement a notamment évoqué la possibilité d’invoquer l’article 47.1 de la Constitution. Une procédure "jamais vue jusque-là".

Article 47.1 de la Constitution : "C’est une utilisation là-aussi abusive"

Alexis Corbière explique que dans le cadre d’un texte de loi sur le budget, la nécessité de l’adopter avant le 31 décembre de l’année en cours est réelle. Autrement, il y a un risque de "shutdown", ce qui arrive régulièrement aux États-Unis par exemple. "Mais là, il y a un problème : c’est que ce n’est pas un texte budgétaire", celui sur la réforme des retraites. "Monsieur Laurent Fabius, qui est président du Conseil Constitutionnel, dit : l’utilisation du 47.1 dans le cadre d’un texte qui est aussi ce qu’on appelle un peu un cavalier budgétaire où beaucoup de choses sont un peu mélangées, qui est un texte plus politique qu’une exigence budgétaire, c’est une utilisation là-aussi abusive, si je puis dire, de ce 47.1." Alexis Corbière demande donc que la discussion, étant politique, se fasse, notamment "dans le cadre de la représentation nationale". Mais "le problème du 47.1, c’est que le temps est contraint". L’article prévoit en effet uniquement 50 jours entre le dépôt du texte à l’Assemblée nationale et la fin des discussions, pour l’ensemble du Parlement.  
  Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "L’invité politique" Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !]]>
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<![CDATA[François Belley : On n’existe désormais que par la polémique, le clash et le trolling.]]> François Belley : "Pour moi politique égal spectacle" "Le point de départ de mon livre, c’est les réseaux sociaux, qui représentent pour moi le point de basculement dans le monde d’après. Les politiques fixent le début du monde d’après au début du Covid-19, alors que moi, qui suis attentivement l’air social médiatique, je le fixe au moment des réseaux sociaux. En d’autres mots, 2004 à 2006, soit la création de Facebook, de Twitter et de YouTube. Il est intéressant pour moi de construire une critique des réseaux sociaux car on en vit l’âge d’or. Nous sommes 15 ans après la création de ces réseaux-là, et pouvons en mesurer raisonnablement les conséquences, l’impact de ces plateformes sur le champ social… mais très peu sur le champ politique. Et au politique j’associe le spectacle, car pour moi politique égal spectacle", a déclaré François Belley.

"Dans le monde des réseaux sociaux, on est dans une logique horizontale, la logique many-to-many"

Dans son livre, François Belley note trois changements. "Le premier, c’est le changement du paradigme du spectacle politique. Dans le monde d’avant, avant les réseaux sociaux, on était dans la verticalité. On était dans le modèle one-to-many, c’est-à-dire qu’il y avait une poignée de personnalités qui pouvaient s’adresser au plus grand nombre. Aujourd’hui, dans le monde des réseaux sociaux, on est dans une logique horizontale, la logique many-to-many. Ensuite, il y a le changement au niveau de la nature du spectacle politique. Dans le monde d’avant on était dans la séduction, dans la recherche d'adhésion. On était là pour plaire. On était dans la recherche du consensus. Avec l’arrivée des réseaux sociaux on est dans la recherche du dissensus vendeur. On n’existe désormais que par la polémique, le clash et le trolling. Enfin, il y a l’inversement du spectacle. On est passés du professionnel de la politique au néo-politique, en d’autres mots Monsieur Toutlemonde qui fait de la politique et rentre dans le débat public. On est rentrés dans l’ère du néo-politique avec les Gilets jaunes, où la figure du manifestant était presque plus audible que le politique. Et l’autre âge d’or, c’était pendant le Covid, où celui que j’appelle l’épidémiologiste de plateau était presqu’un politique comme un autre."   À lire aussi : Cliquez ici pour écouter l’invité d'André Bercoff dans son intégralité en podcast. Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h30 dans "Bercoff dans tous ses états" Sud Radio.]]>
https://www.sudradio.fr/bercoff-dans-tous-ses-etats/francois-belley-communication-spectacle-politique-reseaux-sociaux https://www.sudradio.fr/bercoff-dans-tous-ses-etats/francois-belley-communication-spectacle-politique-reseaux-sociaux Wed, 25 Jan 2023 14:03:31 +0100
<![CDATA[Parlons Vrai chez Bourdin - légalisation du cannabis : "Ce n'est pas un appel à fumer !"]]> échec cuisant", le CESE propose d’autoriser la vente aux plus de 18 ans, avec des garde-fous.

Cannabis : le CESE propose d’autoriser la vente aux majeurs

"C'est un travail de longue haleine, qui nous a mobilisés plus de 10 mois avec de très nombreuses auditions", explique Jean-François Naton. "Si on m'avait dit il y a 19 mois que j'aurais été favorable à une légalisation encadrée, j'en aurais douté !", confie-t-il à Jean-Jacques Bourdin. "Ce travail de fond nous a amenés d'une façon quasi majoritaire à nous prononcer de manière franche sur l'inévitable légalisation pour apaiser le pays. Et pour réorienter de manière radicale nos forces de police contre le trafic et non les petits usagers". "Notre police a autre chose à faire que traquer les fumeurs de joints sur les trottoirs de France !" Près de 50% des adultes en France ont déjà consommé du cannabis. "C'est à partir de l'échec des politiques suivies depuis 50 ans qu'il convenait d'oser changer. Ne pas s'enferrer dans l'échec mais passer à une autre dimension". Le CESE préconise l'ouverture de boutiques légales très encadrées, avec obtention d'une licence. Les gérants suivraient une formation obligatoire à la prévention et la réduction des risques. Il propose également une production de cannabis bio encadrée et l'encadrement de l'auto-culture. Tout cela assorti de politiques d'éducation, de prévention et de lutte contre les trafics.  

"Ce n'est pas une préconisation ou un regard positif sur le cannabis-drogue"

"Les députés ont sorti un rapport transpartisan qui se dirigeait sur mêmes conclusions que nous", rappelle Jean-François Naton. "On a pu prendre appui sur toutes les expérimentations internationales", ajoute-t-il. "On n'est plus dans une forme de supposition que ce serait mieux. Le Canada par exemple a mis en œuvre une partie de ce qu'on préconise avec des résultats : la diminution de la consommation de la jeunesse canadienne du cannabis". Malte a légalisé le cannabis et l'Allemagne le fera en 2024. "Allons-nous rester à ressembler à la Russie de Poutine ? Ce n'est pas possible, nous sommes un pays de liberté". "Cet avis n'apporte en aucune manière un appel à fumer, notamment notre jeunesse !", tient à préciser Jean-François Naton. "Ce n'est pas une préconisation ou un regard positif sur le cannabis-drogue. C'est un combat contre la drogue que cet avis pose ! Mais de manière différente que la seule répression". "On prend le pari que notre pays enfin ait une politique de prévention". "Il faut donner à notre jeunesse le pouvoir de dire non, avec des outils de compréhension de pourquoi il faut dire non". Mais les avis sont partagés. Pour Ludovic, "C'est stupéfiant ! On ne légalise pas une drogue, on en connaît les dangers pour la santé". "Il faut donner des moyens aux forces de l'ordre pour le combattre". Giovani estime lui que "c'est de l'hypocrisie. On parle de drogue, mais en quoi le cannabis est plus à problème que l'alcool ?"  
  Prenez la parole en appelant le 0 826 300 300 Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité de  “Parlons Vrai chez Bourdin”]]>
https://www.sudradio.fr/parlons-vrai-chez-bourdin/cannabis-legalisation-nest-pas-un-appel-a-fumer https://www.sudradio.fr/parlons-vrai-chez-bourdin/cannabis-legalisation-nest-pas-un-appel-a-fumer Wed, 25 Jan 2023 11:48:10 +0100
<![CDATA[Retraites - Annie Genevard : "Comment ne pas voter une loi sur laquelle les LR ont tant influé ?"]]> a répondu aux questions de Patrick Roger.

Retraites : "Nous avons fait bouger ce texte avant même que le gouvernement ne le propose"

Élisabeth Borne recherche des soutiens pour faire passer la réforme des retraites à l'Assemblée. "C'est nous qui avons obtenu que la réforme soit progressive, rappelle Annie Genevard. Nous avions également demandé la revalorisation des petites retraites de ceux qui ont travaillé toute leur vie. C'est nous qui avons mis sur la table les 1.200 euros pour les nouveaux entrants et ceux déjà en retraite. Nous avons aussi obtenu que les retraites du privé ne soit pas utilisées pour payer les retraites du public et la prise en compte du congé paternité". "Nous revendiquons le statut de parti de gouvernement. Comment voulez-vous que nous ne votions pas une loi sur laquelle nous avons tant influé ?" Les LR risquent de ne plus apparaître comme un parti d'opposition aux yeux des Français. "Il y a deux objectifs dans notre travail, explique Annie Genevard. Être un parti d'opposition, car la démocratie a besoin de voix d'opposition, et demeurer un parti de gouvernement. Quelle image donnerions-nous après avoir avoir posé dans toutes nos campagnes la nécessité de réformer un régime de retraites à bout de souffle dans son financement ? Quelle légitimité tirerions-nous si nous tournions le dos à nos convictions ? On a déjà montré notre puissance de frappe car nous avons fait bouger ce texte avant même que le gouvernement ne le propose".

Division des LR ? "Qu'on ait des discussions en interne, c'est légitime"

"Nous avons posé notre cadre dès le début, nous avons fait pression pour qu'il soit accepté. Maintenant, place au débat parlementaire", affirme Annie Genevard. "Il permettra d'aborder quelques sujets importantes. Comme la pénibilité, les carrières longues, la situation des femmes". "Il y a des choses à réajuster, mais c'est le rôle du débat parlementaire". "Nous allons déposer des amendements pour reprendre un certain nombre de sujets qui font débat". "Le texte sera examiné sous toutes les coutures". "Il faudra arbitrer entre les réajustements et coûts que cela supposera mais ce sera l'affaire du gouvernement". Les voix des LR peuvent être décisives, mais les troupes semblent divisées. "Les conditions que les Républicains ont mises sur la table ne sont contestées par personne en interne", assure Annie Genevard. "Qu'on ait des discussions en interne, c'est légitime. On présentera des amendements de groupe. Là apparaîtra bien la position du groupe, après c'est au gouvernement de gérer, c'est son rôle". Y a-t-il un risque d'éclatement l'occasion cette réforme ? "On nous a prédit tant de fois l'éclatement, la dissolution, l'absorption ! C'est un parti solide sur ses appuis, cohérent dans ses positions. Les choses vont bien, maintenant cap sur les élections !"   Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"   Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !  ]]>
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<![CDATA[Immigration : 325 filières de clandestins démantelées en 2022]]> Clandestins : une industrialisation du trafic Peut-on parler d’une industrialisation du trafic ? "Oui, c’est le mot qui convient, estime Erwan Seznec, journaliste au Point. Rien que sur le secteur Calais-Dunkerque, les passeurs qui font transiter les migrants sur des petits canots gonflables réalisent le chiffre d’affaires d’une belle compagnie de ferry. On parle de centaines de millions d’euros annuels, à raison de 3.000 euros par passager." D’où viennent ces réseaux ? "La première filière sont des irako-kurdes, qui agissent comme des prestataires de service, avec une holding centrale en Allemagne. L’autre filière très active, ce sont des Albanais. Sur des écoutes, ils proposaient la mise en vente d’une aire d’autoroute qu’ils ne comptaient plus utiliser, pour 200.000 euros."  

Une spécialisation sur le trafic d'êtres humains

Les policiers et gendarmes ont-ils le sentiment d’être efficaces face à ce véritable tsunami ? "Oui, ils le sont, confirme Erwan Seznec. Au tribunal de Boulogne-sur-Mer, en comparution immédiate, les passeurs défilent. Simplement, ils reviennent. On arrive à juger de petites mains. Remonter les filières, comme pour le trafic de drogue, c’est plus compliqué mais on y arrive aussi. La coopération avec les Britanniques s’améliore. Il s’agit de lutter contre le blanchiment." "Ces sommes ne sont pas investies en France, elles partent au Proche-Orient, ou à Londres, dans des boîtes de nuit, des restaurants ayant pignon sur rue. Il semble y avoir eu une spécialisation sur le trafic de migrants, d’êtres humains. Souvent, ce sont des Somaliens qui font transiter des Somaliens. Il faut être clair, ce sont des salopards qui ne sont intéressés que par une chose : le fric. Ils sont prêts à tout. La SNSM a vu des gens dire « vous nous laissez passer, sinon on balance le bébé à la flotte. » Ils n’ont aucun scrupule." Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique” Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !]]>
https://www.sudradio.fr/justice/immigration-325-filieres-de-clandestins-demantelees-en-2022 https://www.sudradio.fr/justice/immigration-325-filieres-de-clandestins-demantelees-en-2022 Wed, 25 Jan 2023 09:14:11 +0100
<![CDATA[Libourne : des bornes d’appel d’urgence contre l’insécurité]]> Insécurité : des personnes errantes et alcoolisées Pourquoi en arriver à cela ? "Il y a toujours trop de délinquance, même si nous avons déjà mis en place des dispositifs de vidéoprotection depuis quelques années", explique Jean-Louis Arcaraz, adjoint délégué au sport, à la sécurité et à la prévention. "La police municipale a été dotée de moyens humains supplémentaire. À cela s’ajoute la création d’une brigade de nuit cynophile." "Nous avons aussi signé avec la préfecture un contrat de sécurité. C’est un dispositif qui peut rassurer. Il y a un sentiment d’insécurité très important dans les villes et dans les communes." Ces bornes d’appel d’urgence seront dans les rues et en lien avec la police ? "Exactement, nous constatons depuis quelques temps une problématique d’errance, de personnes qui s’alcoolisent et qui commettent des délits sur des fins de soirées."  

Une rapidité d'intervention précieuse

"Nous voulons permettre aux Libournais de se sentir plus en sécurité." Qui sont ces personnes mises en cause ? Des saisonniers viticoles ? Des migrants ? "Ce sont ce que l’on appelle des ESI, des étrangers sans identité, qui viennent chercher du travail dans le monde viticole dans notre région, détaille Jean-Louis Arcaraz. Malheureusement, ils ne sont pas logés. Ils squattent et ils posent problème." Cela existe-t-il dans d’autres villes moyennes ? "Oui, cela existe aussi au bord des autoroutes, sur les quais de métro, dans les gares." "Cela permet d’alerter sur des comportements inadaptés qui d’ordinaire ne sont pas signalés et pourrissent la vie des Libournais. Une fois activé le bouton unique, cela va régler les caméras de vidéo protection sur le périmètre. Une alarme se déclenche afin créer une bulle de protection autour, car le bruit est fort. À ce moment-là, le policier aura en direct la personne, verra ce qui se passe. Il pourra donner des conseils pour bien réagir, voir si elle est blessée, a besoin de secours. La rapidité d’intervention est très précieuse." Retrouvez "C’est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "C'est à la une"  ]]>
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<![CDATA[Quelle situation pour les chrétiens d’Orient ?]]> Les chrétiens d’Orient en situation d’urgence humanitaire. Que ce soit dans le Haut Karabagh et dans d’autres régions du monde, la situation est tendue pour ces populations. Pour en parler, Benjamin Blanchard, directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient, était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio le mardi 24 janvier 2023 dans "Bercoff dans tous ses états".  

La situation complexe des chrétiens d’Orient

Le Haut Karabagh est une région proche de l’Arménie. De nombreux Arméniens, chrétiens, y stationnent actuellement. Stationner, le mot est faible. La route a été coupée et ces chrétiens se retrouvent à devoir survivre, en plein hiver, dans des conditions très difficiles. Plus largement, la question des chrétiens d’Orient est toujours préoccupante. Ceux qui étaient des millions il y a un siècle sont aujourd’hui réduits à peau de chagrin. "On n’a pas de chiffres précis. Et tant mieux, car ces chiffres risqueraient de faire peur. Personne ne tient vraiment à avoir des chiffres, tant les gouvernements qui montreraient qu’ils sont incapables de maintenir leurs populations chez eux que les chrétiens qui n’ont pas envie de montrer l’évidence d’un affaiblissement très important", explique Benjamin Blanchard, directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient.

Cette association œuvre au quotidien en Irak, en Syrie, au Liban et ailleurs en faveur des chrétiens d'Orient, parfois persécutés ou relégués au rang de citoyens de seconde zone lorsqu’ils ne subissent pas d’exactions plus brutales. "En Irak, la situation s’est améliorée. En même temps il n’y a presque plus de chrétiens et Daesh ne contrôle plus la moitié du territoire. Le pays reste instable. Et ce sont les populations les plus minoritaires qui en pâtissent le plus. Au Liban et en Syrie, la situation est pire que pendant la guerre. Pendant la guerre, on trouvait de l’essence et du pain en Syrie. Maintenant, c’est devenu bien plus cher. Le seule choix pour la population, c’est de partir. Quant au Liban, c’est l’effondrement économique, politique et financier qui est en cause" ajoute le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient.

Haut-Karabagh : "on les fait crever de faim et de froid"

Dans le Haut-Karabagh, où sont également présents des chrétiens d’Orient, on vit aujourd’hui le 44ème jour de blocus par l’Azerbaïdjan. "Staline avait mis cette région sous souveraineté azerbaïdjanaise. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan veut chasser les Arméniens du Haut-Karabagh. Une région dont la culture montre pourtant qu’elle est bien arménienne. Le principe est simple : on les encercle, on les fait crever de faim et de froid. Ils ont coupé le gaz, il fait très froid. Il y a de gros manques, mêmes si certaines ressources passent par les convois humanitaires ou russes. Mais c’est très largement insuffisant", explique Benjamin Blanchard sur Sud Radio.

Sur le plan géopolitique, la situation n’est guère plus brillante. "L’Arménie avait un traité très fort avec la Russie. Mais l’une des premières préoccupations du nouveau régime arménien en 2018 a été de chercher de nouvelles alliances. Ce qui est légitime. Mais les nouvelles alliances n’ont pas été à la hauteur du Premier ministre arménien. Quand il s’est retrouvé attaqué par l’Azerbaïdjan en 2020, il s’est retrouvé tout seul. Et aujourd’hui l’Arménie est désespérément seule. Il n’y a pas de soutien américain, pas de soutien européen", lance encore Benjamin Blanchard.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast. Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !]]>
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<![CDATA[Bruno Solo : "À la télévision l'humour est plus consensuel"]]> Parisien, qui fait la critique de ce retour de Caméra café sur M6, et dans lequel on peut lire : "Les jeunes beaufs sont devenus des vieux cons".  

Bruno Solo : "En général les gens disent 'Merci d’avoir eu le courage d’être ce que vous êtes, de ne pas mentir'"

"C’est exactement ce qu’on dénonce à travers la monstruosité de nos personnages. On appuie là où ça fait mal, ça s’appelle de la caricature, du second degré, c’est le principe de la comédie italienne. Et nous accuser d’être des idéologues, alors que nous sommes des humoristes et qu’en plus nous n’avons pas cessé de justifier que nos personnages endosseraient les gars qui sont traversés par cette époque, qui ne comprennent pas l’hashtag #MeToo, qui ne comprennent pas que le sexisme, c’est terminé.   On a toujours parlé du racisme, du handicap, et on nous a accusés de faire de la grossophobie. Quand on connaît nos engagements et notamment mes engagements auprès de La Voix de l’Enfant, contre le sexisme et les violences faites aux femmes, faire semblant d’ignorer ça… je trouve que cette journaliste fait preuve au mieux d’une mauvaise foi, sinon d’une incompréhension grave du programme. Elle fait semblant de ne pas comprendre que c’est le principe même de 'Caméra Café'. Quand on a parlé des attentats de 2015, on l’a fait avec un certain courage. Parce que parler des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan dans une série humoristique, ça s’appelle de l’ironie, [l’auteure de cet article] n’a jamais vu une comédie italienne. Il y a certes des gens qui n’aiment pas, mais en général les gens disent 'Merci d’avoir eu le courage d’être ce que vous êtes, de ne pas mentir'", a déclaré Bruno Solo.

"Il fallait qu’on raconte comment tous nos personnages avaient traversé ces années-là"

Est-il vrai que l’humour n’est plus possible à la télévision ? "L’humour, il est sur scène, il est au cinéma. À la télévision il est plus consensuel parce que rendu frileux par des gens qui réagissent d’une manière terrible. Mais si c’est pour se justifier à chaque fois que vous faites de l’humour blasphématoire… je n’en ai pas l’énergie ni l’envie. À ce titre, je ne veux plus faire 'Caméra Café' au quotidien", a répondu Bruno Solo.   Pourquoi Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h ont-ils décidé de refaire Caméra café, 20 ans après ? "On s’est dit que pour les 20 ans, il fallait qu’on raconte comment tous nos personnages avaient traversé ces années-là. C’est tellement de bouleversements sociétaux, de catastrophes écologiques, de crises, Covid notamment… 20 ans, c’est l’anniversaire qu’on souhaite tous d’atteindre. À l’époque où 'Caméra café' était une série quotidienne on a senti que ça ne pouvait que décliner, les gens commençaient à se fatiguer. Là, vu les réactions de certains, je n’ai pas envie de passer mon temps à ça", a fait savoir Bruno Solo. À lire aussi : ]]>
https://www.sudradio.fr/medias/bruno-solo-camera-cafe-retour-m6 https://www.sudradio.fr/medias/bruno-solo-camera-cafe-retour-m6 Tue, 24 Jan 2023 12:28:20 +0100
<![CDATA[Parlons Vrai chez Bourdin - L'incroyable fraude d'un cabinet d'ophtalmologie au Blanc-Mesnil]]> Fraude à l'assurance maladie : "Une personne a perdu un œil et a failli perdre la vie" Avec la désertification médicale, de nombreux centres de santé ouvrent. "On est d'abord très satisfaits de voir arriver un centre avec des médecins", reconnaît Thierry Meignen. Mais "On nous promet monts et merveilles et puis on ne voit rien arriver". "Dans le mois qui a suivi la mise en place du centre ophtalmologies au Blanc-Mesnil, on a commencé à avoir des remontées de patients qui relevaient choses bizarres raconte le sénateur. Très vite, le journal de la ville a publié un article mettant en garde les habitants, mentionnant les doutes. On a ensuite eu un afflux de témoignages par écrit". "Ils utilisent une faille de la loi et surfent sur le manque de médecins", dénonce Thierry Meignen. "On ouvre un cabinet avec un médecin diplômé qu'on ne revoit plus. On nous dit qu'il consulte à distance et, devant vous, ce n'est pas un ophtalmologiste, mais un orthoptiste voire une assistante qui fait la prescription". "Mais on parle de la santé des gens !" s'indigne-t-il. Au Blanc-Mesnil, "il y a quand même une personne qui a perdu un œil ! On n'a pas diagnostiqué une tumeur derrière l'œil, elle a failli perdre la vie" déplore le sénateur. "Comment des médecins peuvent-ils se prêter à de telles pratiques ?"

Centres de santé : "Comment faire le tri entre le bon grain et l'ivraie ?"

"Une plainte est en cours, les autorités aussi ont déposé une plainte", assure Thierry Meignen. "On a eu quelques pressions mais on est solides !" Les deux centres ne sont pas fermés mais déconventionnés. Les patients ne seront pas remboursés, et cesseront d'y aller. "Pour la première fois, les sanctions sont fermes, se réjouit-il. Bon nombre de patients sont à la CMU, précise-t-il. Ce sont des gens vulnérables, qui ne comprennent pas toujours la prescription et ne vérifient pas les soins". Les contrôles sont-ils suffisants ? "C'est un vrai sujet, reconnaît le sénateur. Comment faire le tri entre le bon grain et l'ivraie ? C'est très difficile". L'Assemblée nationale a voté fin novembre un encadrement plus strict de ces structures, dont certaines sont présentées comme des machines à cash. Avec des facturations parfois atypiques. "Chez nous, beaucoup de centres dentaires se sont créés, confirme Thierry Meignen. On suit ça de près". "Il faut contrôler efficacement ces pratiques". Pour lui, "les élus ont aussi la nécessité de protéger la population. À la moindre alerte il faut faire remonter les informations. Le journal municipal bon véhicule".
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<![CDATA[PS : "Halte au feu, il faut retrouver la raison !" réclame Boris Vallaud]]> a répondu aux questions de Patrick Roger.

"La disparition du PS n'est pas une option !"

La tempête souffle sur le PS. Nicolas Mayer-Rossignol refuse toujours de reconnaître la victoire d'Olivier Faure, réélu de justesse premier secrétaire du PS face à Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy. Boris Vallaud, soutien d'Olivier Faure, confie être "triste de ce spectacle affligeant que nous donnons au moment de se mobiliser sur des causes plus grandes que nous".  "Je suis président d'un groupe avec des soutiens des deux candidats qui travaillent en bonne intelligence ensemble depuis 6 mois" souligne le député. "Halte au feu ! Il faut retrouver la raison, de l'écoute les uns pour les autres". "Les votes ont mis Olivier Faure devant Nicolas Mayer-Rossignol de façon assez significative. Les accusations de fraude sont condamnables d'on qu'elles viennent". Pour Boris Vallaud, "Olivier Faure a la légitimité pour conduire ce qui doit être un collectif. Nous devons nous rassembler, travailler ensemble. C'est ce que nous demandent les militants". "Il faut qu'on soit impliqués pour faire du PS ce qu'il n'aurait jamais dû cessé d'être. Au service des classes moyennes et populaires au moment où elles vont passer à la caisse des réformes du gouvernement". "La disparition n'est pas une option ! ajoute-t-il. Ce serait irresponsable et dangereux".  

Réforme des retraites : "C'est un impôt sur la vie des gens"

Réforme des retraites : le gouvernement est d'accord pour discuter et aménager, mais pas pour toucher au recul de l'âge de départ à 64 ans. Boris Vallaud dénonce "le côté forcené d'Emmanuel Macron". Qui est aussi "capable de dire une chose et son contraire". "J'entends le front syndical à l'unisson dire non, la gauche à l'unisson dire non. Les socialistes tous ensemble disent non à cette mesure âge. Les Républicains pour un certain nombre d'entre eux ne sont pas prêts à soutenir cette réforme et même dans la majorité il y a des doutes". "C'est un impôt sur la vie des gens, c'est ça la réalité !" "Affirmer que sans la réforme c'est la faillite des retraites, c'est un mensonge", estime le député. "Le président du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) a affirmé qu'il n'y a pas de dérive immaîtrisée ni de péril imminent". Boris Vallaud accuse le gouvernement de délivrer des fake news sur le sujet et "d'avoir une lecture partielle et partiale d'un certain nombre de documents, notamment des rapports du COR". "Le gouvernement se refuse à faire payer ceux qui en auraient les moyens. Après le quoi qu'il en coûte, il va en coûter aux classes populaires, aux classes moyennes, aux séniors et aux femmes".  
  Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"   Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !  ]]>
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<![CDATA[VTC : un tarif minimum de course pour les chauffeurs]]> Un tarif de course minimum "C’est une grande première", analyse Yves Weisselberger, président de la société de VTC LeCab. "Jusque-là, il y avait une liberté totale de la façon dont les chauffeurs étaient rémunérés. On a créé en France un système social qui ressemble à celui des salariés. Les chauffeurs élisent leurs représentants, négocient avec les sociétés et plateformes de VTC." "C’est le premier accord de ce type à aboutir à un tarif minimum. L tarif minimum fixé est de  7,65 euros pour une course sectorielle. Nous, chez LeCab, nous sommes mieux-disants, et nous avons proposé 10,20 euros."  

VTC : défendre le statut des chauffeurs indépendants

Pourquoi avoir proposé un tel tarif ? Était-ce trop la jungle dans le secteur, au point de le menacer à terme ? "Tout le monde aime les VTC, mais c’est aussi un domaine parfois critiqué sur le plan social, estime Yves Weisselberger. Des accords qui définissent des conditions minimales, et cela défend le statut de travailleur indépendant des chauffeurs." "Chez LeCab, nous proposons un revenu horaire minimum. On compte le temps de travail des chauffeurs sur la plateforme, à la fois les courses et le temps passé à aller chercher les clients. Quand vous travaillez avec LeCab, vous ne gagnerez pas moins de 35 euros de l’heure. Cela réduit les marges, mais contribue à la pérennité. On compte sur le fait que cela conduise les chauffeurs à avoir envie de travailler avec la société, et mieux servir les clients." Retrouvez "C’est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger. Cliquez ici pour écouter "C'est à la une" ]]>
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<![CDATA[Soignants suspendus : "Ces gens ont été castrés"]]> Le quotidien des soignants mis sur la touche depuis août 2021, durant la crise sanitaire du Covid-19, est loin d’être rose. Discriminations, pressions hiérarchiques, mise en difficulté financière. Pour certains, il s’agit véritablement d’un abus de droit.

L’après-Covid 19 des soignants suspendus

Cela fait bientôt trois ans que les premiers soignants refusant de se faire vacciner contre le Covid-19 ont été suspendus. "Le fait d’être applaudi en 2020 et détruit en 2021, c’était une évidence pour nous de parler à tout le monde. Tout le monde ne se rend pas encore compte". Les soignants suspendus en sont à "réexpliquer aux gens que des personnes n’ont pas de salaire, ou ont été privés d’exercice". Voici ce qui a poussé Elsa Ruillère à écrire son livre "Paroles de soignants suspendus", publié aux éditions Guy Trédaniel.

Elsa Ruillère rappelle l’importance du libre choix pour les soignants en France. "Quand on est soignant, sur le terrain, on sait ce qui se fait. On a le choix de son traitement, on a aussi la libre disposition de son corps. Je rappellerai aussi qu’en tant que fonctionnaire et être humain, on a le devoir de désobéir à un acte qui pourrait être illégal", ajoute la responsable syndicale.

Elsa Ruillère : "C’est ignoble"

Parmi tous les sentiments partagés par ces soignants mis sur le banc de touche, Elsa Ruillère retient en premier lieu la déception. "Avoir tout donné pendant des décennies pour certains, et être détruit" prend le dessus chez certains soignants. De fait, Elsa Ruillère ajoute également la détresse psychologique. "C’est compliqué de faire un choix entre avoir un salaire ou sacrifier sa vie financière pour garder son libre arbitre", précise-t-elle. "En fait, c’est ignoble".

D’autant plus ignoble, lance Elsa Ruillère, que la situation de l’hôpital en France, déjà précaire avant le Covid, ne s’est pas arrangée après la crise sanitaire. "L’éviction des soignants n’est pas une mesure cohérente avec les besoins de la population", estime-t-elle. "Ces gens ont été castrés dans leur vocation. On les a complètement trahis. On les empêche d’avancer. Un soignant est là pour prendre soin. Ce n’est pas lui qui va aller casser des têtes dans la rue", conclut-elle.

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https://www.sudradio.fr/bercoff-dans-tous-ses-etats/soignants-suspendus-ces-gens-ont-ete-castres https://www.sudradio.fr/bercoff-dans-tous-ses-etats/soignants-suspendus-ces-gens-ont-ete-castres Mon, 23 Jan 2023 14:03:39 +0100
<![CDATA[Fanny Cottençon - "Scènes de ménage" : "On prend entre 10% et 30% des textes"]]> Fanny Cottençon : "On lit 70 à 80 textes par semaine" Fanny Cottençon et Didier Bénureau se connaissaient-ils avant d’être choisis pour jouer dans cette série ? "J'avais vu Didier Bénureau sur scène, on jouait dans le même théâtre, le Studio des Champs-Élysées. Mais on ne se connaissait pas du tout", a répondu Fanny Cottençon. "J’ai eu plusieurs partenaires, des comédiennes. Et avec Fanny, j’ai senti qu’il se passait quelque chose entre nous. Que Fanny avait un grand sens de la comédie", a glissé Didier Bénureau.   Y a-t-il des textes qu’ils refusent ? "Oui, bien sûr. Mais pas nous personnellement. C’est une équipe, c’est très collégial. On lit 70 à 80 textes par semaine, et on prend entre 10% et 30% des textes. Il faut continuer à alimenter parce que c’est une quotidienne", a répondu Fanny Cottençon.

"C’était quand j’avais 20 ans, j’étais une jeune comédienne pas trop vilaine, c’était terrible"

Fanny Cottençon a-t-elle souffert de harcèlement sexuel ou d’âgisme au cours de sa carrière ? "J’ai souffert du machisme ordinaire comme tout le monde. J’ai eu la chance de passer à côté du viol ou des choses comme ça. Mais de la violence ordinaire, je l’ai subie. C’était quand j’avais 20 ans, j’étais une jeune comédienne pas trop vilaine, c’était terrible. Et puis, un metteur en scène qui vous fait comprendre que...   Jusqu’à mes 50 ans, j’ai tourné trois films par an. Mais à partir de 50 ans, je me suis demandée : qu’est-ce qui se passe ? C’est incroyable, c’est abyssal. Il y a des comédiennes qui continuent de travailler passé 50 ans, même 60… Mais ce sont des têtes d’affiche. Mais le jeunisme, ça marche aussi pour les hommes. Je me souviens qu’à partir d’un certain âge, Philippe Noiret ne travaillait plus." À lire aussi : ]]>
https://www.sudradio.fr/medias/fanny-cottencon-scenes-menage-serie-m6 https://www.sudradio.fr/medias/fanny-cottencon-scenes-menage-serie-m6 Mon, 23 Jan 2023 13:16:55 +0100
<![CDATA[Retraites - Remise en cause des 35 heures : le MoDem prêt à abandonner la mesure ?]]> Retraites - Remise en cause des 35 heures : "Il y a eu un peu d'emballement sur le sujet"

Passer de 35 à 35,5 heures par semaine rapporterait "au moins" deux milliards d'euros. Ce qui permettrait notamment de "baisser la décote pour les petites retraites et les carrières hachées" selon le patron du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, Jean-Paul Mattei. Un moyen de "trouver des équilibres financiers". "Ce n'est pas une proposition, mais une piste de travail !", tient à préciser Erwan Balanant. "Il y a eu un peu d'emballement sur le sujet", estime le député. "Pour l'instant, on n'en est pas du tout là".

Beaucoup de bruit pour rien ? interroge Jean-Jacques Bourdin. "Des gens dans notre groupe pensent qu'il faut continuer à la porter", explique Erwan Balanant. "D'autres, qu'il faut l'abandonner. Rien n'est tranché, on va travailler", affirme-t-il. "Il faut que cette piste de travail soit comprise ! Si les Français ne sont pas prêts à bouger sur les 35 heures, on aura des soucis. Ça montre la complexité de cette réforme et du temps de travail".

"Tout ce qu'on propose ne passe pas aux oubliettes"

La hausse de l'âge légal de départ à la retraite dès le mois de septembre pourrait conduire 50.000 personnes à décaler leur départ dès cette année, selon le Haut Conseil des Finances Publiques. "Il faudra bien mettre un moment de départ de cette réforme !", affirme Erwan Balanant. "On entend beaucoup de critiques mais la réforme que nous portons est une grande partie de la réforme Touraine votée sans trop d'histoires par les socialistes en 2013. On l'accélère car les comptes n'y sont pas. Les Français ne nous croient pas mais les chiffres sont là". Le député ajoute : "ils ont conscience du vieillissement, de l'allongement de l'espérance de vie mais surtout de la démographie".  Erwan Balanant reconnaît "l'inquiétude légitime des Français". La question est "simple" selon lui : "comment arriver à avoir un système de retraites pérenne qui dure et qui doit être plus juste ? On réfléchit à des pistes". François Bayrou voulait une hausse des cotisations patronales, mesure refusée par le gouvernement. "Tout ce qu'on propose ne passe pas aux oubliettes, bien au contraire !", estime le député. "Quand on met des pistes de travail sur la table, ça suscite à chaque fois un enthousiasme. C'est qu'elles ne doivent pas être si mauvaises que ça !"  
  Prenez la parole en appelant le 0 826 300 300 Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité de  “Parlons Vrai chez Bourdin”]]>
https://www.sudradio.fr/parlons-vrai-chez-bourdin/retraites-remise-en-cause-des-35-heures-le-modem-pret-a-abandonner-la-mesure https://www.sudradio.fr/parlons-vrai-chez-bourdin/retraites-remise-en-cause-des-35-heures-le-modem-pret-a-abandonner-la-mesure Mon, 23 Jan 2023 11:34:31 +0100
<![CDATA[Réforme des retraites : grèves, manif, vote de la loi... le calendrier de ces prochains jours]]> Un conseil des ministres avant l'Assemblée En tout cas, le gouvernement respecte son calendrier à la lettre avec, donc, ce lundi le conseil des ministres. Peu de changements à prévoir hormis le fait d’inclure les actuels retraités à la hausse de leur petites retraites alors que la réforme devait, initialement, concerner seulement les futurs retraités. Mais pour ce lundi, pas d’autres changements à prévoir. Le gouvernement garde son cap. On reste sur 64 ans et la forte contestation n’y changera rien à écouter Emmanuel Macron. Même si le chef de l'Etat à parler d'aménagement ce dimanche en conférence de presse. Mais si changement il y a, ce sera devant l’Assemblée. Le texte y sera présenté dans une semaine tout pile, lundi prochain, avant d’être examinée le 6 février.

Des journées d'action avant un nouveau rassemblement

D’ici là, les syndicats ont prévu une nouvelle grande mobilisation. Ce sera pour le mardi 31 janvier dans un peu plus d’une semaine. Mais cette attente entre chaque grand rassemblement ne satisfait pas tout le monde. Certains syndicats veulent faire pression de manière récurrente. Dès ce lundi dans les transports, Sud Solidaires appelle à des actions. La CGT Cheminots a déposé un préavis de grève dès mercredi. Concernant l’Energie ce mardi, 5 centrales nucléaires bloquées… des raffineries en grève en fin de semaine et pour la semaine prochaine. Et puis, plus tard au courant du mois de février, la CGT pourrait appeler à "de possibles journées d'action" pendant les vacances scolaires a prévenu Philippe Martinez. Bref, les syndicats espèrent faire fléchir le gouvernement qui reste, pour le moment, inflexible.]]>
https://www.sudradio.fr/sud-radio/reforme-des-retraites-greves-manif-vote-de-la-loi-le-calendrier-de-ces-prochains-jours https://www.sudradio.fr/sud-radio/reforme-des-retraites-greves-manif-vote-de-la-loi-le-calendrier-de-ces-prochains-jours Mon, 23 Jan 2023 09:57:08 +0100