Après l'avis du comité d'éthique, le gouvernement va autoriser la PMA

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement ©STEPHANE DE SAKUTIN - AFP
Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement ©STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

À l'issue du conseil des ministres, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a indiqué que l'avis du comité d'éthique d'autoriser la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires permettait "d'envisager une évolution de la législation".

Le calendrier législatif n'est pas encore arrêté, mais il y aura bien une loi. C'est ce qu'a indiqué Christophe Castaner ce mercredi à la sortie du conseil des ministres.

Au lendemain de l'avis du comité d'éthique, le porte-parole du gouvernement a confirmé qu'une porte s'était ouverte sur la question. Un avis qui "permet d'envisager une évolution de la législation".

"Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis", a ensuite confirmé Christophe Castaner, sans laisser de place au doute sur les intentions de la majorité.

La PMA est à présent réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels.

"Cet avis va dans le sens des positions d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle", a rappelé Christophe Castaner, notant qu'il s'était alors "prononcé en faveur de l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires et contre la légalisation" de la gestation pour autrui.

Évoquant le calendrier de la réforme de la PMA, le porte-parole du gouvernement a précisé qu'il s'agissait désormais de trouver "le meilleur véhicule législatif qui permettra d'élargir ces droits".

"Il est important de chercher le plus large consensus" et de rechercher la "sérénité", a-t-il également observé, estimant qu'il ne fallait "surtout pas avoir des positions trop fermes, trop dogmatiques qui opposeraient les uns et les autres".

"On sait les tensions, les crispations qui pourraient en naître", a poursuivi Christophe Castaner, soulignant qu'il était "le premier membre du gouvernement à s'exprimer sur ce sujet" et que l'exécutif entendait ainsi souligner la "solennité" de cette expression.
 

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