Jean Baptiste Lemoyne : "Emmanuel Macron, c’est l’alternance au carré"

Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l’Yonne qui a rallié Emmanuel Macron, était l’invité jeudi de Territoires d’Infos. Il a salué le gouvernement d’alternance nommé par Édouard Philippe et Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron avait promis le renouvellement au sein même de son gouvernement, un objectif largement atteint selon Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l’Yonne. "On a enfin l’incarnation de ce fameux gouvernement idéal qu'attendent les Français", assure Jean-Baptiste Lemoyne pour qui le gouvernement ne penche ni à gauche, ni à droite mais "penche à la France". "Il ne s’agit pas de regarder les étiquettes, il s’agit de regarder l’avenir. Le ciment entre toutes ces personnes, c’est le président de la République, Emmanuel Macron, et le projet qu’il a défendu devant les Français", ajoute le sénateur. 

"Un bel alliage"

Signe de ce renouvellement, la présence de seulement deux anciens ministres du quinquennat de François Hollande : Jean-Yves Le Drian et Annick Girardin. "Emmanuel Macron, c’est l’alternance au carré. On tourne la page du quinquennat de François Hollande, et on tourne la page aussi de 20 ou 30 années où droite et gauche se succèdent, pas forcément avec bonheur", estime Jean-Baptiste Lemoyne. Même Gérard Collomb, maire de Lyon depuis 2001, nommé ministre de l’Intérieur, représente "une forme de renouveau", à en croire l’élu, "puisqu’il n’a "jamais été ministre"

Le sénateur de l’Yonne salue aussi le choix d’intégrer onze ministres qui "ont des expériences pas forcément politiques". Jean-Baptiste Lemoyne cite en exemple le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, "ancien recteur à Créteil et directeur général de l’Éducation nationale" ou encore Muriel Penicaud, la ministre du Travail. "Il y a quelques années, c’était souvent mis à petite dose, pour faire jolie. Là c’est 50 % qui sont issus de la société civile. Je trouve que c’est prometteur", se réjouit le sénateur de l’Yonne.

Reste à savoir comment va fonctionner cette équipe issue de la droite, du centre et de la gauche. Là encore, pas de soucis à se faire, selon le sénateur de l’Yonne qui parle d’un "bel alliage". Les personnalités comme Nicolas Hulot ou Bruno Le Maire "sont là pour mettre en œuvre le projet d’Emmanuel Macron". "Il me semble que dans la hiérarchie gouvernementale, c’est le Premier ministre et le président de la République qui priment", affirme Jean-Baptiste Lemoyne. 

Une refondation en quatre actes

Le sénateur de l’Yonne qui avait rejoint Emmanuel Macron avant le premier tour de l’élection présidentielle reste pour sa part sur le bord de la touche alors que son nom avait été évoqué à plusieurs reprises pour intégrer le gouvernement. "Je suis un marcheur parmi 250 000 marcheurs (…) Parmi ces 250 000, beaucoup avaient des compétences pour agir pour la France", déclare Jean-Baptiste Lemoyne qui préfère regarder vers les futures élections législatives et sénatoriales. "Dans la refondation, il y a eu un acte un avec l’élection d’Emmanuel Macron. Il y a eu l’acte deux avec la nomination d’Edouard Phillipe. Hier, il y a eu l’acte trois hier avec composition de ce gouvernement. Et il y a un acte quatre de la refondation qui va arriver, c’est un Parlement rénové. J’y prendrai toute ma part"

Jean-Baptiste Lemoyne défend notamment la baisse du nombre de parlementaires, qui interviendra lors du prochain quinquennat, si l’Assemblée n’est pas dissoute avant. L’élu de l’Yonne se projette également dans le rôle renouvelé de l’Assemblée voulue par Emmanuel Macron. "On n’est plus là pour avoir le robinet à loi qui est ouvert à pleines vannes", détaille Jean-Baptiste Lemoyne qui résume en une phrase ce que sera le nouveau Parlement : "Moins de parlementaires avec plus de moyens pour contrôler l’action du gouvernement". "Les parlementaires ont toute leur place pour s’assurer que le gouvernement répond aux attentes des Français", conclut le sénateur.  

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