Trump se dit victime d’une "chasse aux sorcières" et va renégocier l’Alena

Donald Trump (©Nicholas Kamm - AFP)
Donald Trump (©Nicholas Kamm - AFP)

Alors qu’un procureur spécial vient d’être nommé dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la dernière élection présidentielle, l’étau se resserre autour de Donald Trump. Le président américain tente tant bien que mal de contre-attaquer. 

Alors qu’il s’apprête à effectuer son premier voyage à l'étranger, qui le mènera dans cinq pays en huit jours, Donald Trump traverse actuellement une petite tempête politique et médiatique aux États-Unis suite à cette enquête qui n’en finit plus sur une présumée collusion avec les autorités russes pendant sa campagne électorale. Après avoir licencié le directeur du FBI, qui enquêtait sur cette affaire, le milliardaire a provoqué un tollé outre-Atlantique, qui ne s’est pas calmé lorsque le grand public a appris qu’il avait récemment révélé des informations confidentielles au ministre russes des Affaires étrangères. Cette semaine, un procureur spécial a été nommé pour enquêter sur cette affaire, une procédure pas si fréquente aux États-Unis.

"La plus grande chasse aux sorcières de l’histoire américaine"

Une décision qui a rendu furieux Donald Trump, qui s’est emporté sur Twitter. "C'est la plus grande chasse aux sorcières visant un politicien de l'histoire américaine ! Avec toutes les actions illégales qui ont eu lieu sous l’administration Obama et pendant la campagne de Clinton, et jamais un procureur spécial n’a été nommé !", a-t-il fulminé. "C'est le plus grand exemple d'apitoiement sur soi-même de l'histoire américaine. Triste. Vraiment", a ironisé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama.

Pendant ce temps-là, les États-Unis vont renégocier l’Alena

Pendant ce temps-là, l’administration américaine continue de mettre en place les promesses de campagne de Donald Trump. L’une d’elles consistait notamment à renégocier les termes de l’Alena, ce traité de libre-échange signé en 1994 entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Or, le nouveau représentant spécial au commerce extérieur américain a officiellement lancé ce jeudi le processus de renégociation de l'accord, régulièrement critiqué par le président Donald Trump pour avoir favorisé la désindustrialisation aux États-Unis en faveur du Mexique. Les négociations débuteront au plus tôt le 16 août.

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