Politique

François Fillon chahuté lors de son arrivée à Tourcoing


Par Benjamin Jeanjean
Publié le 17/02/2017  à 13:41

En déplacement ce vendredi à Tourcoing pour participer à une table ronde, François Fillon a été accueilli de manière très inégale par des militants le soutenant et d’autres lui reprochant ses "casseroles".

 

François Fillon
© Tim Douet
François Fillon

C’est une nouvelle manifestation de la campagne de terrain difficile que déplorent plus ou moins ouvertement plusieurs élus Les Républicains depuis l’éclatement du PenelopeGate. Manifestement décidé à poursuivre jusqu’au bout son engagement dans la campagne présidentielle en cours, François Fillon était en effet invité par le maire (LR) de Tourcoing, Gérald Darmanin, à participer à une table ronde sur la sécurité et à visiter un centre social. Or, si quelques militants postés devant la mairie l’ont accueilli favorablement, d’autres en revanche se sont montrés beaucoup moins conciliant envers celui qui fait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire sur des emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et certains de ses enfants.

Concert de klaxons devant la mairie de Tourcoing

Aux "Fillon, président !" lancés par les pro-Fillon, d’autres militants, notamment des membres des Jeunesses communistes, ont répondu par des "Fillon, rend-nous le pognon ! Fillon, en prison !", tout en tapant sur des casseroles. Pour éviter tout incident, des CRS en petit nombre ont pris position devant les entrées principale et secondaires de la mairie, ce qui n’a pas empêché certains habitants de manifester leur colère face à eux. "Je suis né à Tourcoing. Ici c’est ma mairie, je paie des impôts alors arrêtez de nous faire chier", a notamment déclaré l’un d’entre eux.

Fillon : "On n'est plus tout à fait dans la démocratie"

Réagissant à cet accueil musclé, François Fillon a déploré de son côté ces tentatives de l'empêcher de faire campagne selon lui. "On peut débattre des projets, mais quand on empêche des gens de faire campagne, on n’est plus tout à fait dans la démocratie. C’est vrai que pour certains ce serait facile s’il n’y avait pas d’adversaire", a-t-il ainsi déclaré.

à lire aussi
Vos réactions (1)

"Soupçonné"… ne veut pas dire coupable ! Certains prennent bien vite pour vrais des banderilles calomnieuses qui deviennent hélas coutumières lors des présidentielles. On est revenu au temps des diligences où l'on pendait des innocents sans justice légale. C'est l'inverse d'une vraie démocratie qui se respecte. De plus, Croyez-vous normal qu'en démocratie qu'un candidat et ses soutiens doivent être protégés par des CRS pour pouvoir faire campagne? C'est inadmissible.Ces opposants militants portaient l'insigne du PCF. Jamais les démocrates militants des partis de la droite et du centre ne vont insulter et gêner une manifestation ou un visited'un candidat de gauche. Cela ne leurs viendraient même pas à l'esprit. Elle est bien triste notre démocratie socialiste!

Signaler un abus | le 17/02/2017  à 16:33 | Posté par  julius  
(Mentions légales, cliquez-ici)
Mot de passe oublié ?
Brigitte Lahaie
Le grand référendum
Avez-vous confiance en nos produits agricoles ?
Oui
Non

Seul contre tous
L'entreprise est devenue un enfer !
D'accord
Pas d'accord


LES DERNIERS PODCASTS

Liens partenaires Sud Radio