France

Attentat: six mois ferme pour un couple de fausses victimes du Stade de France


AFP
Publié le 11/01/2017  à 20:59

Le public quitte le stade de France, le 13 novembre 2015 à Saint-Denis près de Paris
@AFP/Archives FRANCK FIFE

Le public quitte le stade de France, le 13 novembre 2015 à Saint-Denis près de Paris

Un couple de vendeurs à la sauvette a été condamné mercredi par le tribunal de Bobigny à un an de prison, dont six mois ferme, pour s'être fait passer pour les victimes de l'attentat au Stade de France, le 13 novembre 2015.

Le parquet avait requis un an de prison ferme contre ces Serbes de 36 et 47 ans, jugeant leur comportement "innommable".

Il s'agit de la quatrième condamnation, depuis les attentats de Paris et Saint-Denis, pour tentative d'escroquerie ou escroquerie envers le FGTI, le fonds de garantie qui indemnise les victimes du terrorisme et d'autres infractions.

La peine la plus lourde - 3 et 6 ans ferme - a été prononcée par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) à l'encontre d'un couple qui avait perçu 60.000 euros après avoir prétendu avoir été "soufflé" par une explosion aux abords du Stade. Les deux concubins avaient été confondus quand il avaient à nouveau tenté d'escroquer le FGTI après l'attentat de Nice.

Le soir du 13 novembre, le couple condamné à Bobigny était bien à Saint-Denis pour vendre des écharpes. Mais, à l'heure ou le troisième kamikaze - dont ils disent être victime - actionne sa ceinture d'explosifs, ils ont déjà quitté les lieux.

C'est ce que les enquêteurs, alertés par le parquet de Paris sur plusieurs incohérences dans leur dossier, ont découvert en contrôlant leur téléphone portable : au moment de l'explosion, il bornait à Aulnay-sous-Bois, où ils habitent.

Placés en garde à vue mercredi, l'homme handicapé à 80% et son épouse, enceinte de leur deuxième enfant, ont commencé par nier.

Dans le box du tribunal, visiblement bouleversés, ils ont dit "regretter" avoir menti aux policiers et aux médecins. Et tenté de se justifier en évoquant le couple d'amis, réellement blessés, qui leur auraient dit de "faire comme eux", les milliers d'euros de dettes de loyer, la menace d'expulsion.

"Ce sont des gens tellement désemparés qu'ils ne se sont pas rendu compte de la portée de leur acte. On est dans le procès de ce que la misère, pécuniaire comme intellectuelle, peut produire", a défendu leur avocat, Olivier Monin.

L'avocat du Fonds de garantie, qui recevra un euro symbolique, avait lui réclamé une peine qui "marque". Et déploré que le travail de la structure, qui a déjà indemnisé 2.434 victimes du 13 novembre, soit "perturbé" par ces fausses victimes qui croient jouer à "la roue de la fortune".

13novembrejihadistesattentatsprocès
© 2017 Agence France-Presse

Vos réactions
(Mentions légales, cliquez-ici)
Mot de passe oublié ?
Brigitte Lahaie
Le grand référendum
Irez-vous voter à la Primaire de la Gauche ?
Oui
Non

Seul contre tous
Il nous faut un Trump français !
D'accord
Pas d'accord!


LES DERNIERS PODCASTS
vendredi 20 janvier 2017


























Liens partenaires Sud Radio